Bruno Lagarrigue

mars 2015

L’intimité domestique d’un notable sanflorain :
le procès-verbal de la vente des meubles
de la succession du poète romantique
Jean Xavier Napoléon VIDAL


Comme nous avions à notre disposition seulement quelques documents relatifs à la vie privée du poète romantique sanflorain Jean Xavier Napoléon VIDAL, lors des recherches biographiques entreprises pour mieux présenter l’auteur des poèmes publiés dans les Soupirs d’amours, il nous a fallu recourir à d’autres documents pour chercher à reconstruire son passé. Le testament du poète aurait pu, à cet égard, apporter de nouveaux éléments. Les vestiges des papiers vidaliens retrouvés dans le château de La Chassagne à Pierrefort, ne contenaient pas ce document.

C’est en consultant les minutes de l’année 1878 du notaire de Saint-Flour, Paul AUSSET, que nous avons alors repéré le procès-verbal des 408 lots de la vente mobilière de la succession du poète.[1] Annoncée au son du tambour et par des annonces publiées dans la Haute-Auvergne, la vente ‘au plus offrant et dernier enchérisseur des meubles et effets mobiliers dépendant de la succession’ du poète sanflorain, s’est déroulée du 11 au 18 novembre 1878 à la Halle aux blés de Saint-Flour sous la direction des notaires Paul AUSSET et Jean-Eugène CHAREIRE. Ce procès-verbal nous a déjà permis de présenter en Annexe 7 des Soupirs d’amours, la liste des livres composant les lots 187 à 216 et le lot 322 de cette vente.[2]. Le document ne se limite d’ailleurs pas seulement à fournir des résultats économiques : il permet également d’appréhender à partir du mobilier que possédait VIDAL, une partie des gestes et des comportements domestiques et intimes du quotidien de ce notable de Saint-Flour. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un inventaire après décès présentant avec exactitude la totalité des meubles laissés par le défunt, les lots de la vente des meubles de la succession de VIDAL permettent de porter un regard général dans le foyer vidalien, sa « maison », ce « lieu chargé d’affectivité où l’on vit, où l’on travaille… »[3] où l’on mange, boit et se repose.

Les lots proposés à cette vente ne représentent pas tous les effets que possédait VIDAL à son décès. Il n’est pas difficile d’imaginer que ses héritiers se seraient partagé les meubles et les objets les plus précieux sur le plan pécuniaire, intellectuel, esthétique, spirituel ou affectif, tel que des montres, des livres rares, des tableaux, des statuettes religieuses ou quelques bibelots. Il est d’ailleurs stipulé dans les ‘Observations préliminaires’ du ‘Compte d’exécution testamentaire de la succession du poète’ publié en Annexe 6 des Soupirs d’amours, que divers objets mobiliers avaient été donnés à Paul VIDAL, son neveu, à la veuve PION née VIDAL, sa nièce, à Lucie OLLIER, sa domestique, et à Marie VIDAL, sa nièce et son exécutrice testamentaire.[4] Ce sont les alluvions généalogiques, ces objets familiaux transmis de génération en génération, qui ne sont généralement pas mises en vente. Le testament du poète aurait une fois encore pu apporter des précisions supplémentaires à cet égard. Il faudrait cependant pouvoir le retracer, car ce document ne s’est curieusement pas retrouvé dans les minutes du notaire Paul AUSSET comme cela aurait pourtant dû être le cas.[5]

Le linge de maison
L’ensemble des meubles que possédait Jean Xavier Napoléon Vidal, veuf depuis près de cinq ans au moment de son décès, rassemblait ce que le poète avait acquis après la mort de son épouse, mais aussi tout ce qu’ils avaient accumulé lorsqu’elle vivait encore. Selon son testament, Marie Chauveroche avait donné et légué à son mari le reste de ses biens.[6] Ceci semble expliquer la présence des collections considérables de linges de maison telles que les draps de lit, les nappes ou les serviettes de table. On sait, grâce à Alain CORBIN, que le XIXe siècle fut le siècle du linge car à cette époque « l’essor d’une pratique féminine d’épargne et de thésaurisation accompagne la prospérité croissante des campagnes. »[7] Marie-Thérèse LARROQUE a d’ailleurs relevé que la quantité de draps des trousseaux, déjà impressionnante au début du XIXe siècle, « ne fera que croître tout au long du siècle : [cette quantité] double entre 1816 et 1914 et atteint environ deux douzaines à la veille de la Première Guerre mondiale ».[8] Au jour du décès de VIDAL en 1878, ses armoires conservaient au moins quatre douzaines de draps, vingt-huit nappes et treize douzaines de serviettes de table. La consultation du contrat de mariage conclu le 9 novembre 1833 à Issoire auprès de MCLEMENT, pourrait aussi permettre de prendre connaissance du trousseau qu’aurait apporté Marie CHAUVEROCHE en dot à son mariage. Il serait alors possible de distinguer d’une part le linge de maison dotal éventuel de la mariée, et d’autre part les achats communs ultérieurs du couple Vidalien.

Les services de table et les ustensiles de cuisine
La thésaurisation domestique ne se limitait pas seulement aux objets tissés. Elle touchait également les services de table puisque l’on compte, entre autres, cent soixante-seize assiettes, quarante couteaux et vingt-quatre plats. Avec les trente-et-une chaises, les huit tables, les huit fauteuils et les quatre guéridons, il est alors indéniable que le couple VIDAL pouvait recevoir des invités sans difficulté. Les nombreux éléments des divers services de table et les ustensiles de cuisine de toutes sortes comme, entre autres, les quinze casseroles, les deux rôtissoires, les deux tourtières et les trois fait-tout, révèlent également qu’il y avait tout le nécessaire pour préparer de bons dîners. Que sept cafetières, un moulin à café, une pince à sucre et dix-huit tasses avec leur soucoupe respective, furent également mis en vente, laisse entendre que le poète VIDAL et son épouse appréciaient cette boisson chaude et qu’ils la servaient volontiers à leurs invités. Dans les grandes occasions, le café pouvait même être versé dans les tasses d’un cabaret complet.[9]

Le chauffage
Le foyer VIDAL avait aussi, mais sans excès, tout le nécessaire habituel des notables aisés de l’époque pour assurer le chauffage des pièces de vie et des chambres à coucher. La bassinoire en cuivre, le moine, les deux chauffe-pieds, les deux poêles, le poêlon et les quatre chenets en sont la preuve. Ces objets nous permettent d’imaginer sans difficulté que Lucie OLLIER, la fidèle domestique du poète et de son épouse, pouvait préchauffer le lit de ses employeurs au moyen de la bassinoire et à l’occasion remplir le ‘verre d’eau complet’,[10] tandis que madame et monsieur poursuivaient la lecture des romans de Frédéric SOULIÉ, des Veillées littéraires illustrées de Walter SCOTT

 

NOTES
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[1] Archives départementales du Cantal, minutes du notaire sanflorain Paul AUSSET, dossier 3E 264/931, 1878, n° 196. Cf. LAGARRIGUE, Bruno, Soupirs d’amours, œuvre romantique inédite du poète sanflorain Jean Xavier Napoléon Vidal 1804-1878, Éditions MFI, Nijmegen (NL), 2014, 493 pages, p. 33.

[2] Cf. LAGARRIGUE, Bruno, op. cit., pp. 396-400.

[4] Cf. LAGARRIGUE, Bruno, op. cit., pp.390-395.

[5] Le président du tribunal civil de Saint-Flour, Maurice DELALA, avait ordonné le 2 août 1878 (Archives départementales du Cantal, 157 U 138) le dépôt du testament de JXN VIDAL chez le notaire Paul AUSSET, cf. LAGARRIGUE, Bruno, op. cit., p. 389, note vii. Il est possible qu’une erreur d’acheminement ait alors été commise et que le testament se soit retrouvé dans un autre minutier. Peut-être y aurait-il encore un espoir de pouvoir repérer ce document dans les minutes de Jean-Eugène CHAREIRE (3E 264/681-742), de maître CHADEL (3E 261/306-348), de Pierre-François MIQUEL (3E 264/1583-1616) ou d’Antoine Marie Alphée VERMENOUZE (3E 264/1098-1136) pour l’année 1878 ?

[6] L’épouse de JXN VIDAL avait donné ‘[s]es vêtements et [s]on linge de corps’ à sa sœur Marie Pierrette CHAUVEROCHE épouse Jean Félix ROBERT, un châle à Julie VIDAL épouse DUMAS, sa montre en or à Marie VIDAL fille d’Hyacinthe VIDAL et de Marie BORY, sa broche artistique portant les initiales M.V. sur une pierre de Lapis Lazuli à Mathilde ALÈGRE née GARDE, et ses autres bijoux à Marie ROBERT sa petite-nièce de Perrier dans le Puy-de-Dôme, comme le stipule son testament fait à Saint-Flour le 10 octobre 1872 en instituant Jean Xavier Napoléon VIDAL comme son légataire universel (cf. Archives départementales du Cantal, minutes du notaire Pierre AUJOLLET, 3E 264 924, 1873, n° 5046).

[7] Cf. CORBIN, Alain, “Le grand siècle du linge”, Ethnologie française, 1986, 3, pp. 299-310, p. 299.

[8] Cf. LARROQUE, Marie-Thérèse, “Le linge de maison dans les trousseaux du Pays d’Orthe au XIXe siècle”, Ethnologie française, 1986, 3, pp. 261-272, p. 261.

[9] Un cabaret est généralement constitué d’une cafetière, d’un pot à lait, d’un pot à sucre, d’une grande jatte et de dix à douze tasses avec leur soucoupe respective, cf. PLINVAL de GUILLEBON, Régine de, La porcelaine à Paris sous le Consulat et l’Empire : fabrication, commerce, étude topographique des immeubles ayant abrité des manufactures de porcelaine, Droz, Genève, 1985, X-334 pages, p. 36.

[10] Un ‘verre d’eau’ est un service de nuit généralement composé d’une coupelle, d’une carafe, d’un bouchon et d’un gobelet.

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ou bien celle d’un numéro de la Revue des deux Mondes, ces ouvrages qui, entre autres, ornaient les rayons de la bibliothèque vidalienne. Il y avait aussi une chancelière dans laquelle l’épouse de VIDAL pouvait également glisser les pieds durant les jours d’hiver rigoureux, lorsqu’elle attendait le retour de son mari de ses réunions du Conseil municipal ou de ses visites au Cercle littéraire de Saint-Flour.

L’éclairage
L’éclairage du logement de la rue des Lacs était au moins assuré par une lampe à pétrole à suspension, deux lampes à huile avec globe en verre, une petite lampe en cuivre, trois lanternes, deux veilleuses, neuf chandeliers et un bougeoir. Les sept miroirs proposés à la vente, dont le plus précieux (lot 390) fut vendu 82 Frs,[11] contribuaient aussi sûrement à l’éclairage indirect des pièces.

La décoration
Le procès-verbal de la vente permet aussi d’imaginer comment était réalisée la décoration des pièces de l’appartement. De nombreux rideaux blancs placés devant les fenêtres, atténuaient la lumière du jour et conservaient l’intimité des intérieurs tandis que les rideaux en damas et les six rideaux pour alcôve assuraient la pénombre ou le noir de la pièce de vie et des chambres à coucher. Huit tapis recouvraient les sols. Cinq étaient désignés comme ‘mauvais’, un comme ‘vieux’ et deux seulement, ‘en moquette’ et bien vendus, semblaient être encore en très bon état. Une belle garniture de cheminée, deux pendules, deux sujets en faïence, deux vases en verre blanc, quatre gravures et cinq tableaux complétaient la décoration. À tout cela devait s’ajouter le portrait de Marie CHAUVEROCHE qui, selon son testament, devait être remis à sa famille après le décès de son mari, si elle mourait avant lui. Un portrait éventuel du poète a peut-être aussi décoré son intérieur,[12] car VIDAL paya au peintre portraitiste d’Issoire Pierre Hubert Hector de Vergèses, la somme de 130 Frs le 26 novembre 1873. Que tout possesseur de portrait réalisé par ce peintre examine soigneusement l’histoire de son tableau : il se pourrait que ce soit celui du poète romantique sanflorain.

L’hygiène et l’entretien
Un intérieur bourgeois digne de ce nom, se devait d’être bien entretenu et la domestique du couple Vidal devait faire son travail fort correctement. Il en est pour preuve que l’épouse du poète lui avait accordé par testament une somme de 1000 Frs et que le poète lui avait à son tour accordé une somme de 500 Frs ainsi qu’une rente viagère de 100 Frs à 3%, comme le stipule le ‘compte d’exécution testamentaire de la succession de Jean Xavier Napoléon Vidal’.[13] Les brosses, les quatre fers à repasser, les trente-six torchons, le seau en zinc, la cruche et les deux tabliers blancs constituent le matériel dont la domestique pouvait avoir besoin. Il faut dire qu’elle devait avoir de nombreuses tâches à remplir. Il fallait chaque matin vider les vases de nuit, remplir les pots à eau de la table de toilette, puis vider les cuvettes d’eau dès que ses employeurs, disposant de vingt-huit serviettes de toilette, avaient terminé leurs ablutions.

Distractions
D’autres petits objets comme le jeu de dominos, les deux boîtes de jeux et les lunettes de théâtre laissent entendre que le couple VIDAL pouvait parfois refermer ses livres et entreprendre une partie de dominos ou se rendre à des spectacles.

Outils divers
Le nombre réduit d’outils et l’absence de marteau ou de pince, sembleraient confirmer que Jean Xavier Napoléon VIDAL préférait lire et remettre ses strophes sur le métier plutôt que bricoler dans son appartement de la rue des Lacs. Il convient cependant d’être prudent à cet égard car VIDAL avait entrepris la rénovation du moulin du Blaud à Roffiac et il est probable que de nombreux outils qu’il possédait étaient restés au moulin. Quant à l’équerre d’arpenteur, c’est sans doute celle qu’il avait conservée en souvenir de son premier métier de géomètre, avant d’aller s’installer à Paris comme maître de pension privée.

Signification possible des objets absents à la vente
Si les objets les plus représentatifs de l’intérieur du logis de VIDAL permettent d’imaginer comment pouvait vivre le poète, il est également intéressant de remarquer les objets qui font défaut dans la liste des lots vendus : ces absents peuvent aussi caractériser le poète.

La catégorie manquante la plus flagrante est celle des vêtements. Il ne serait pas étonnant que VIDAL qui en qualité de conseiller municipal de Saint-Flour avait été nommé membre de la Commission chargée d’examiner le projet du budget du Bureau de bienfaisance pour 1877,[14] eût souhaité que ses redingotes, ses pantalons et ses chemises aillent avec ses bottes et ses souliers aux plus démunis de sa commune.

Remarquable également est l’absence de fusil de chasse, de pistolet et d’arme blanche. Il est possible que VIDAL ne possédât d’ailleurs aucun de ces attributs pouvant ôter violemment la vie d’un animal sauvage ou d’un être vivant de quelque nature qu’il fut. Si VIDAL consommait sans doute des viandes comme le laissent supposer le hachoir et les rôtissoires, il éprouvait sûrement des réticences à détruire lui-même l’œuvre divine qu’il aimait tant. Il ne portait d’ailleurs pas aux nues les exploits sanguinaires des grands guerriers de l’histoire. VIDAL préférait les sciences aux armes, comme le laisse entendre son poème intitulé ‘Le savoir vaut mieux que l’épée’.[15]

L’absence de tout ustensile nécessaire au fumeur ou au priseur de tabac semble indiquer que le poète n’en consommait pas. Comme sa mère, Catherine BEAUFILS, tenait un débit de tabac, il est possible que les effluves de cette plante aromatique que VIDAL avait humés durant sa jeunesse, avaient fini par l’en dégoûter. Les vins que pouvait aussi contenir la cave du défunt, si l’on se fie aux six lots de bouteilles vides, n’apparaissent pas dans la liste des lots proposés à la vente.

Le procès-verbal de la vente des meubles de la succession du poète romantique sanflorain ne permet pas non plus d’apprendre si Vidal ou sa femme jouait d’un instrument de musique. Enfin, plus curieuse est l’absence de tout objet qui pourrait rappeler Joseph Guillaume, l’enfant unique du couple VIDAL, décédé en 1862 à l’âge de 28 ans. Seul le lot 316 composé de ‘débris de statues’ rassemblés dans deux boîtes pourraient renvoyer au métier de sculpteur du fils du poète, mais la description de ce lot est insuffisante pour pouvoir en tirer parti.

Il faudra toutefois attendre de retrouver éventuellement le testament du poète pour confirmer ou non les hypothèses formulées ci-dessus à propos de la signification des objets absents de la vente.

Deux lots à retrouver
Le lot 197 était composé d’un carton à dessins « plein de photographies ». L’acquéreur en fut « Mr Passenaud », probablement l’éditeur de la Haute Auvergne. Il serait intéressant d’apprendre si l’un des héritiers de l’éditeur de ce périodique sanflorain conserve encore ces clichés. Quant au lot 340, vendu 1,75 Fr, composé de l’encrier, du presse-papier et du coupe-papier du poète, il est peu probable qu’il soit encore identifiable, tant sa description est succincte. Cet ensemble a peut-être été conservé par les héritiers de l’acquéreur nommé Dominique GARDISSAL.

Bilan provisoire des observations tirées de la Vente Vidal
Le mobilier de cette succession met globalement en évidence que le poète romantique sanflorain avait suffisamment travaillé au cours de sa carrière pour se créer un confort suffisant se situant entre la richesse et la pauvreté. VIDAL avait ainsi échappé aux jalousies que suscite l'opulence des nantis et il s'était préservé de l'indigence et de la misère du pauvre. Sur le plan économique, il est à remarquer qu’en dehors des 2384 grammes d’argenterie, ce sont proportionnellement les nappes, les torchons, les matelas, les draps et les rideaux qui atteignent des résultats relativement élevés par rapport aux tables, aux chaises, aux livres, aux assiettes en porcelaine ou même au cabaret complet. De nombreuses paires de draps sont vendues plus de 10 Frs et une paire atteint même 16 Frs, tandis qu’une douzaine d’assiettes en porcelaine ne dépasse pas 5 Frs et qu’une table ronde en bois dur avec ses deux rallonges n’atteint que 12,25 Frs.

Le lecteur intéressé trouvera ici le fichier numérique (en format pdf) de la transcription intégrale du procès-verbal de la vente en question. Il pourra à son gré constater, entre autres, la surcote du linge de maison en 1878 par rapport au reste du mobilier, en comparaison aux coûts de ces biens un siècle plus tard.
                                                                    Bruno Lagarrigue

NOTES
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[11] Notez que « le pouvoir d'achat d'un billet de 50 Frs [en 1878] était d'environ 1000 Frs [en 1988] » (Cf. JEANNENEY, Jean Marcel, « Monnaie et mécanismes monétaires en France de 1878 à 1939 » dans la Revue de l'OFCE, année 1988, n° 24, pp. 5-53, p. 9). Cela fait à peu près 250 euros en 2014, en tenant compte de l'évolution de l'indice des prix à la consommation. Le prix de vente du miroir atteignait donc une valeur équivalente à 410 euros en 2014.

[13] Cf. LAGARRIGUE, Bruno, op. cit., pp. 390-395, p. 391.

[14] Cf. LAGARRIGUE, Bruno, op. cit., p. 31.

[15] Cf. LAGARRIGUE, Bruno, op. cit., pp. 71-79.

 

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